3ème étape : Lantosque – Auron

Mardi 21 juin 2016 – Programme du jour :

Après avoir quitté nos sympathiques hôtes agriculteurs, je rejoins Saint-Martin-Vésubie tout en prenant le soin de jeter un regard curieux et émerveillé sur les beaux villages perchés que sont Roquebilière et Belvédère.

Roquebillière

A Saint-Martin, j’échange la voiture pour le vélo et grimpe jusqu’au lac du Boréon où je découvre un cadre magnifique et bucolique à souhait. Le site mérite les éloges.

Un peu de tourisme dans la « Suisse niçoise » suivi d’un bain de soleil au col Saint-Martin, et je m’engage dans la vallée de la Tinée avec en ligne de mire l’ascension vers Auron pour me dégourdir les jambes. Plutôt courte mais nerveuse et quelque peu ventée, la bosse dessert une jolie petite station bien calme en ce 1er jour d’été.

La station d’Auron

Jean-Luc terminant tard, nous aurons droit à de simples plateaux repas pour le dîner du côté de Saint-Etienne-de-Tinée. Léger déboire à relativiser tant je me suis régalé toute la journée.

Ça risque encore de chauffer aujourd’hui, le ciel est bleu azur au réveil ! A la différence de l’étape d’hier, j’entre direct dans le vif du sujet en prenant la route de Belvédère, coquet village qui surplombe la vallée de la Vésubie. La bourgade est sympathique mais elle n’est juste qu’une étape précoce dans la longue ascension du vallon de la Gordolasque. Modérée jusqu’au village, la pente le reste encore pendant 3 kilomètres avant de franchement s’énerver jusqu’au hameau d’Engiboï avec une mention particulière au secteur acide post-cascade du Ray. C’est en arrivant au niveau dudit hameau que le panorama daigne enfin s’ouvrir. Cela a mis du temps mais cela valait le coup d’être patient, le décor est tout simplement majestueux. L’ascension s’achève 3,5 tempérés kilomètres plus loin, sur le parking du pont du Countet, point de départ de randonnées pour la célèbre et attractive vallée des Merveilles.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

De retour dans la vallée de la Vésubie, je reprends sa remontée jusqu’à Saint-Martin la bien nommée. Le tronçon, long de 9 kilomètres, peut être intégré à part entière dans le kilométrage total de la prochaine ascension tant il donne du grain à moudre. On est ici au-delà du simple faux-plat montant et il faut appuyer fort sur les pédales pour ne pas se sentir planté sur la belle et large chaussée. Le village propose alors 3 destinations d’altitude différentes. L’étroit vallon de la Madone de Fenestre ouvre le bal.

Cap sur la Madone de Fenestre

On surplombe alors le centre de Saint-Martin-Vésubie

Si la sortie de Saint-Martin est sans embûche, la pente ne tarde toutefois pas à se cabrer sérieusement. Aucune épingle à signaler désormais, la route file désespérément droit.

Tout droit !

Encore tout droit !

Toujours tout droit !

Désespérément tout droit !

Après 5 kilomètres d’intenses et monotones efforts, le pourcentage moyen tend à se calmer malgré la présence d’intermittentes et douloureuses rampes. Quelques lacets viennent enfin agrémenter la montée alors que l’infect final se profile.

Enfin un petit lacet !

Et un peu d’animation !

En effet, c’est au terme d’un ultime kilomètre à près de 11 % de moyenne que le sanctuaire de la Madone de Fenestre se dévoile dans son splendide écrin de montagne. L’ascension, limite ennuyeuse car essentiellement forestière, se conclut en beauté !

Épingle qui ouvre le rude final

Encore un petit effort !

Ça sent bon la fin !

Le sanctuaire de la Madone de Fenestre

Demi-tour, je reviens sur Saint-Martin-Vésubie et file aussi sec vers le vallon du Boréon. Rien de bien sorcier sur les premiers kilomètres de la montée, il faut attendre les lacets qui précèdent le lac pour sentir véritablement les cuisses chauffer ! A défaut de clôturer l’ascension, le replat au niveau du plan d’eau permet au moins de se détendre les jambes. Cette brève accalmie est la bienvenue car le supplément de grimpette qui suit n’est franchement pas tendre. La disparition soudaine du bitume à hauteur de la vacherie du Boréon met un terme à mon escalade, je n’ai pas envie de ferrailler sur une piste caillouteuse, je serai bien assez servi plus tard dans le périple. Point de paysage ouvert par ici,  je termine au cœur d’une fastueuse forêt.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Si j’avais flirté avec le centre de Saint-Martin-Vésubie lors de mon retour du vallon de la Madone de Fenestre, je vais cette fois-ci rester à distance puisque je récupère bien avant la route du col Saint-Martin.

Cap sur le col Saint-Martin

Au programme, une bonne suée sur 5 kilomètres agrémentée d’un magnifique panorama sur la « Suisse niçoise » depuis le belvédère de la Pausa.

Vue sur Saint-Martin-Vésubie

Le col est proche

Le col Saint-Martin est en temps normal un sommet à part entière sauf qu’il ne constitue pour moi aujourd’hui qu’une étape vers une destination encore plus élevée : les Millefonts. Une courte descente en guise de modeste transition et me voici reparti pour 9 kilomètres d’âpre ascension. La route des Millefonts est aussi étroite que sauvage, elle virevolte, s’élève sans à-coups et finit sa course sur un misérable parking à plus de 2 000 mètres d’altitude. Le site d’arrivée a beau être tristounet, il n’en demeure pas moins que le panorama là-haut est juste grandiose.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ajoutez la quasi intégralité du versant ouest du col Saint-Martin à ce que je viens de grimper jusqu’au parking des Millefonts et vous obtenez une descente longue de 24 kilomètres pour rejoindre la vallée de la Tinée ! Et que dire des 32 kilomètres, qui plus est en faux-plat montant, qui me séparent maintenant de Saint-Etienne-de-Tinée ? J’aurais juste préféré ne pas voir cette fichue borne routière ! Fort heureusement, un vent du sud va m’aider dans la tâche. Une petite alerte fringale du côté d’Isola bien contenue et j’arrive au hameau du Bourguet, pied officiel de la montée vers la station d’Auron. L’ultime bosse de la journée débute plutôt modestement mais une fois passé le rond-point de Saint-Maur – très caractéristique avec une télécabine implantée en son centre – c’est une tout autre affaire.

À partir de là, ça se corse

4 kilomètres à 8 % de moyenne sur une route aussi large que les Champs-Élysées, le vent de face désormais, la fatigue, rien ne m’est épargné et mon rendement s’en trouve affecté.

La station est en vue !

La vue de la station fait du bien à la tête, sa traversée soulage les jambes. Oups ! l’ascension joue les prolongations ! Cela ne me réjouit guère mais je vais faire contre mauvaise fortune bon cœur. Rien de bien méchant finalement, on gagne rapidement et très tranquillement le plateau de Chastellarès, terminus de la route et de la montée.

Le plateau de Chastellarès est tout proche

Objectif atteint !

Après une telle journée, je crois avoir bien mérité mon repos du côté de Saint-Etienne-de-Tinée. 

Publicités
Cet article, publié dans Traversata delle Alpi, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s