Retour dans les Cévennes : cap sur le Mont Aigoual

Samedi 19 juillet 2014. Une coupure de 10 jours puis quelques modestes sorties ça et là histoire de garder la condition et je retrouve les routes cévenoles, plus de 3 semaines après la fin du périple alpin, pour une nouvelle expédition vélocipédique. Au programme du jour, une boucle en 8 avec le Mont Aigoual au cœur du circuit.Cévennes Mont Aigoual profil Cévennes - Mont Aigoualcap de costeJ’abandonne la voiture pour le vélo du côté de Ganges et file à 2 roues vers Sumène afin d’éviter le trafic de la RD 999. Je récupère toutefois cette dernière du côté de Pont d’Hérault juste après le passage du Cap de Coste, traditionnelle mise en bouche avant les hauts sommets.

Dès lors, plusieurs options s’offraient à moi pour grimper jusqu’à L’Espérou : par le col du Minier ? Déjà effectué en mars ! Par le col de la Lusette ? Déjà gravi en avril ! Va donc pour la route principale qui traverse le tranquille village de Valleraugue, à la sortie duquel on attaque les véritables pentes du Mont Aigoual. Bon, la route s’élève effectivement mais cela reste « gentillet » ! 22 kilomètres d’ascension pour rejoindre le col intermédiaire de la Serreyrède et pas une seule fois la pente ne franchit les 6 %. La longueur au détriment de la déclivité ou la parfaite illustration de la morale d’une des fables de La Fontaine (« le Lion et le Rat » en l’occurrence) : « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ». Peut-être, mais de la force il m’en a fallu quand même un petit peu pour y enrouler la plaque tout du long !

Vue sur la vallée de Valleraugue en cours de grimpette

Vue sur la vallée de Valleraugue en cours de grimpette

col de la serreyrèdeRavitaillement en eau au niveau du col puis je m’échappe vers Saint-Sauveur-Camprieu où je quitte temporairement la RD 986 pour filer sur la RD 157 en direction de Trèves. Mais pourquoi donc quitter un bel axe que l’on va retrouver une dizaine de kilomètres plus loin ? Tout simplement pour aller se frotter à la côte très confidentielle de Montjardin, rebaptisée « Mur du bonheur » par les organisateurs de la cyclosportive la « Midi Libre Cycl’Aigoual ». Qui s’y frotte, s’y pique à cette pente droite et raide qui offre un méchant tronçon à 16-17 % (selon mon GPS) avec même une pointe à 20 % ! Vos jambes apprécieront cet agréable détour. la bosse est courte, moins de 2 kilomètres, mais, vous l’aurez compris, on y laisse du jus. Quelques 10 kilomètres casse-pattes plus loin, j’entre dans la coquette bourgade de Meyrueis où la fête des pompiers bat son plein. ça sent l’été, non pas grâce à la timide météo du jour, mais parce que de nombreux villages traversés sont en fête. Pétards et viande saoule en perspective !

Meyrueis...the place to be !

Meyrueis…the place to be !

Meyrueis est une véritable sirène ! Elle vous séduit avant de vous servir froidement les 27 kilomètres d’ascension du versant nord de l’Aigoual. col de PerjuretBref, évitez de succomber à ses charmes au risque de traîner votre peine sur les pentes exposées du toit routier des Cévennes. La première partie de l’ascension, qui prend fin au col de Perjuret après 12 kilomètres de grimpette, est roulante mais totalement découverte, situation parfaite pour une cuisson à point ! Mont AigoualLes 15 derniers kilomètres, avec des passages plus délicats, font, quant à eux, la part belle au vent. Mieux vaut ne pas être pressé ! Au sommet, c’est pire, ça souffle fort, très fort, c’est insupportable. Mieux vaut ne pas y traîner ! Je redescends donc rapidement au col de la Serreyrède puis à l’Espérou, fermant ainsi la première boucle de mon grand 8.

Vue sur la route montant de Valleraugue depuis le Mont Aigoual

Vue sur le serpentin venant de Valleraugue depuis le Mont Aigoual

col du MinierJe reste en altitude afin d’aller chercher le col du Minier, sans difficulté notoire, avant de plonger longuement sur Le Vigan. Retour en vallée…éphémère ! J’embraye en effet aussitôt sur la côte de Montdardier, soit 5 petits kilomètres mais dont la difficulté croissante va me faire courber l’échine. La galère prend fin au cœur du village où je commence à avoir mes repères puisqu’il s’agit de ma 3ème visite depuis le début de l’année. Pas de temps à perdre, je fonce sur Saint-Laurent-le-Minier avant de retrouver mon auto du côté de Ganges. Il est 16h30, j’ai assuré, je vais en effet pouvoir suivre à la radio l’intégralité de l’ascension de Risoul, terme de la 14ème étape du Tour de France. Moi, j’en ai terminé avec mon étape montagneuse.

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Un commentaire pour Retour dans les Cévennes : cap sur le Mont Aigoual

  1. Alex dit :

    Encore un beau parcours 🙂
    J’y pense, je n’ai pas encore eu le vent à l’Aigoual ; j’ai eu droit au brouillard, à la neige, à la chaleur, mais pas de souvenir du vent.
    Mais sur les causses ou dans les gorges : là oui et plusieurs fois

    Pour la cuisson : l’ombre est peu présente sur les faces ouest et en été, on « grille » rapidement

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